Les papalines d’Avignon

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Qualifié de nourriture des papes, les Papalines d’Avignon est une surprenante confiserie. C’est une spécialité avignonnaise qui fait saliver plus d’un. Découvrez ici l’histoire et la composition de cette magnifique douceur.

L’histoire des Papalines d’Avignon

Les Papalines d’Avignon ont été créés à une époque où les chardons liqueur étaient encore à la mode. En 1960, des maitres pâtissiers de Vaucluse donnent naissance à une spécialité reprenant les produits du terroir. La papaline d’Avignon est née ainsi et a été nommée ainsi en souvenir du passage des papes en Avignon. Elle est caractérisée par son enrobage de chocolat qui est coloré pour rappeler la robe des cardinaux.

Ces friandises devenues, des incontournables de la cité des papes sont inscrits à l’inventaire du Patrimoine National des Spécialités Françaises. Les Papalines d’Avignon sont commercialisées par une soixantaine de pâtissiers-confiseurs, liés à la Confédération nationale. Environ 5 tonnes de cette confiserie sont vendues chaque année.

La fabrication/composition des Papalines d’Avignon

La papaline d’Avignon est un chardon rose hérissé de piquants d’environ 9 g fabriqué de manière artisanale. Pour sa fabrication, le confiseur commence par préformer des alvéoles destinés à être remplis de cette délicieuse liqueur, dans de l’amidon. La coque en sucre ainsi obtenue est superficiellement cristallisée puis séchée pour l’enrobage.

L’enrobage est ensuite effectué avec du chocolat mi-amer à 72 % afin de consolider le bonbon liqueur. La même opération est encore effectuée, mais cette fois, avec du chocolat rose. La fabrication est finalisée grâce à une brosse spéciale qui permet de faire les pointes lorsque le chocolat rose est encore un peu liquide.

La confiserie ainsi fabriquée est composée de coques de chocolat et de liqueur à l’origan du comtat aux herbes du Mont Ventoux. Ce liquide au goût exceptionnel a été créé en 1835 par un liquoriste d’Avignon. Elle est obtenue par macération de l’origan et de 60 autres plantes cueillies sur le Mont Ventoux, d’où son nom.

Une fois en bouche, cette dualité improbable fait le bonheur des papilles gourmandes.

Marianne Casamance, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

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